Analyse, etudes et statistiques du marché immobilier des Bouches du Rhône, le Var et l’Aire Avignonnaise

Editorial du Président

Editorial du 2ème trimestre 2011

 

Quand ils posent un regard objectif sur l’évolution du marché, les professionnels de l’OIP font preuve d’une belle unanimité : notaires, gestionnaires de biens, agents immobiliers, promoteurs, constructeurs de maisons individuelles... tous décrivent un premier semestre dynamique et un niveau d’activité n’allant pas sans rappeler 2007 et « l’avant crise ». Mais les vents porteurs qui ont alimenté ce climat haussier, tant en volume qu’en prix, se sont subitement arrêtés de souffler sur la région en général et notre département en particulier.

 

Les origines de cet essoufflement ne font guère de doute. A commencer par la crise internationale. Dire que les acteurs de l’économie manquent aujourd’hui de visibilité est un doux euphémisme. Les ménages, les investisseurs et les professionnels de l’immobilier naviguent à vue dans une mer agitée. Dans ces conditions, il est bien difficile de créer et partager la confiance, cet ingrédient indispensable aux transactions.

 

D’autant que la règle du jeu change à un rythme insupportable et trop souvent, sans que les principaux concernés ne soient consultés. A peine une menace de taxation s’éloigne qu’une autre se confirme. Suppression du crédit d’impôt sur les emprunts immobiliers en janvier, durcissement de la fiscalité sur les plus values en cas de vente d’une résidence secondaire, rabotage du dispositif Scellier, diminution des aides à la rénovation écologique... 

 

Si l’on ajoute à ces coups de boutoirs, la santé précaire des banques, chahutées de façon quelques fois excessive par les « marchés », on peut nourrir de légitimes inquiétudes sur la distribution de crédit et la stabilité des taux.

Dernier élément et pas des moindres : la période électorale qui s’ouvre, jamais propice à l’engagement des investisseurs qui préfèrent attendre.

 

Le ciel de l’immobilier est chargé. Le devoir de transparence nous conduit à l’expliquer. Mais au nom de la même transparence, je veux dire avec conviction que les membres de l’OIP n’anticipent en aucune manière une crise et encore moins un crack. Les prix se stabilisent et c’est plutôt sain. La demande est toujours présente et le marché est un marché de besoins.

 

Quand on n’a pas de marge de manœuvre, il faut s’en donner par le mouvement et par le volontarisme. Deux qualités que cultivent plus que jamais les membres de l’OIP.

 

 

 

 

Jean-Luc LIEUTAUD,

Président de l’OIP.